En Aquitaine, le groupe Decons broie des véhicules depuis toujours, et aborde le marché du réemploi.
Avec un tel nom de famille, le VHU tombait sous le sens. Le groupe Decons n'a que quelques lettres à ajouter à son patronyme pour matérialiser sa nouvelle orientation vers la déconstruction et la pièce de réemploi.
Le levier, c'est bien évidemment la loi Agec, même si le VHU n'a rien de nouveau pour le groupe, comme l'explique, David Decons, PDG : « Depuis toujours, nos unités broient entre 60 et 70 000 VHU/an à principale destination de la récupération matière. Après dépollution, nous poussons le processus vers les plastiques avec arrachage des pare-chocs et réservoirs, ainsi que les câbles et faisceaux.
Il est évident que le réemploi était un sujet de réflexion, cependant éloigné de notre cœur de métier historique. La loi Agec a été un accélérateur logique ».
Le groupe annonce investir chaque année près de 20 millions d’euros dans de nouveaux outils, dont le CVHU fait désormais partie. Les autres axes concernent les énergies renouvelables telles que des panneaux solaires sur l’ensemble des bâtiments, la transition du parc roulant au bio-carburant, le renouvellement en électrique des engins de production.
Decons a récemment investi dans une unité de traitement étanche de ballons d’eau chaude.
La première unité du groupe a été implantée en 1969 au Pian Médoc (33) par Bernard Decons, fils d'une famille de chineurs de la grande époque. Une figure de la profession. L'homme est parti en 2015 mais son empreinte visionnaire reste présente sur un groupe ancré régionalement au fil de...
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