Contrôle technique 2018

Réglementation - Article publié le par  (16/3/2018)




Info ou intox

 

On a tout entendu sur le nouveau contrôle technique qui entre en vigueur à partir du 20 mai 2018. Spécialiste du sujet, Karine Bonnet, présidente de Dekra Automotive a fait un point. Modifications des points de contrôle, segmentation des défauts en 3 niveaux et nouveaux intitulés, plus que le nombre de points de contrôle, c’est en réalité la façon de contrôler le véhicule qui évoluera.

Les points de contrôle passeront de 123 à 133. A ne pas confondre avec les défaillances, 610 pourront être relevées à partir du mois de mai 2018, contre 410 défauts aujourd’hui.

Les défauts deviennent ainsi des défaillances et se segmentent en 3 niveaux :

  • 140 défaillances  mineures,  le véhicule peut rouler et devra être réparé.
  • 341 défaillances majeures, le véhicule peut rouler mais il est soumis à contre-visite sous deux mois.
  • 129 défaillances critiques. Le véhicule ne peut plus rouler à partir de minuit avec contre-visite sous deux mois.

Défauts concernés : De nouveaux points risquent d’être rédhibitoires notamment avec la modification des notions « mineures » ou « majeures », et avec l’apparition de la notion « critique ». En fonction de la dangerosité (sécurité ou environnement), l’appréciation du contrôleur sera déterminante.

Les fuites d’huiles excessives risquent fort d’être problématiques pour des véhicules âgés. On peut s’attendre à un rush sur les bombes de nettoyant.

Certains voyants restant allumés (obd, abs, airbags…) seront également motifs de réparation en fonction des années, avec tous les aléas liés à l’électronique et aux programmes anciens.

La corrosion perforante structurelle devra être réparée. Les canalisations de freins ne devront plus être rongées par la rouille.

Les défauts pneumatiques devront être immédiatement corrigés.

Visites et contre visites : Le contrôle sera plus long de même que la durée des contre-visites (fonction entière à contrôler selon les défaillances relevées). Le tarif devrait être de l’ordre de 20 à 30 € selon les centres et la nature de la contre-visite. 

Le prix du contrôle devrait augmenter de 15 % à 20% en moyenne.

Dans le cas de plusieurs défauts immédiats dont un critique, le conducteur devra payer 2 contre visites : une s’il revient le jour même, plus l’autre dans les deux mois.

Attention au 20 mai : A noter que les voitures qui seront en contre visite à partir du 20 mars devront repasser avant le 20 mai. A partir de cette date d’entrée en vigueur du nouveau CT, les voitures en contre visite « ancienne formule » devront repasser un contrôle complet.

Il parait que certains automobilistes passent leur véhicule « à l’avance ».