Démolition et grandes manoeuvres en Bretagne et Franche-Comté

Projet - Article publié le par  (04/1/2011)




Les bretons vont être contents, avec un nouveau grand projet, cinq ans après Saint Méen… Plus 1 à Montbéliard.

Ca s’en va et ça revient… Ce sont les grands projets de la démolition automobile qui ne manquent d’être évoqués dès que le spectre d’une friche industrielle pointe à l’horizon. Début juin, un article de Ouest-France a remis un pavé dans la mare en annonçant une étude d’implantation à Renac, à une cinquantaine de kilomètres au sud de Rennes. Les bretons sont assez sensibles sur le sujet. Il y a cinq ans, une opération prévue dans les environs à Saint Méen le Grand les avait échaudés, soit un montage assez équilibriste, mais qui a tout de même semblé susciter l’intérêt des pouvoirs publics locaux… jusqu’à son abandon pour cause de réalité économique aléatoire.

Bis répetitae, donc. Cette fois, c’est la maison Faurecia qui s’apprête à fermer boutique avec quelques 200 emplois à la clé. La mairie s’en est émue, et s’est ruée sur le projet « porté par Faurecia ». Dans les faits, il semble que l’équipementier soit effectivement coordinateur du projet dans le cadre d’une convention de revitalisation signée avec l’état, ce qui signifie que l’opération devrait permettre de créer autant d’emplois que ceux qui seront supprimés. En revanche, Faurecia n’investirait pas dans le site et serait actuellement en phase de recherche de partenariats privés et évidemment de subventions.

Directement concernés, les syndicats qui commençaient à s’impatienter, applaudissent. Le projet courrait en deux phases : 4,5 hectares et une montée progressive vers 70 emplois fin 2012, pour ensuite arriver à 110 emplois sur un site étendu à 8 hectares. L’objectif est de traiter 75 voitures/jour, sans que soit précisé la provenance et l’origine des véhicules.

Dans les grandes lignes, ce dossier ressemble en de nombreux points à la configuration de Romorantin, ex Matra dont l’objectif était la revitalisation du bassin d’emploi local. Re-Source a d’ailleurs réalisé l’étude d’implantation, le site servant de modèle au projet de Renac. Pour l’heure, il semble qu’on en soit encore au projet. Chez Re-Source, Olivier Godeau estime que son entreprise n’interviendra pas au plan financier, mais assurera bien sur sa fonction de développeur et de fournisseur de matériel.

Pour l’heure, la commune de Renac s’intéresserait à l’achat des terrains.

 

A Montbéliard aussi ...

Un autre projet serait en cours d’évaluation, près de Montbéliard. L’étude de faisabilité serait tout juste terminée dans le cadre d’un projet soutenu par un bureau d’études, Serdev spécialisé dans l’étude de process de fabrication, d’outillage et d’ergonomie, avec le concours de l’Agence de Développement et la Communauté d’Agglomération du Pays de Montbéliard. Les résultats de cette étude seraient considérés comme favorables par les porteurs du projet. Chargé de mission à la Direction du développement de Montbéliard, Eric Martin estime que, en accélérant la partie administrative, le site pourrait fonctionner d’ici quelques mois

Ce dossier vise à analyser les performances de la filière de recyclage et de valorisation des Véhicules Hors d’Usage (VHU) dans la région Grand-Est : bonnes pratiques, voies de valorisation et axes d’amélioration afin de renforcer les performances de l’activité de démantèlement de VHU.

Bien sur, les objectifs européens de valorisation des véhicules hors d’usage sont mentionnés comme un élément moteur. A noter que le projet entend s’articuler autour de deux activités : une filière VHU industrie, c’est-à-dire une usine de déconstruction, une filière VHU ingénierie, c’est-à-dire les méthodes et process de démantèlement et de valorisation des nouveaux produits… Ce qui évidemment rappelle singulièrement le fonctionnement de Re-Source à Romorantin.

Instantanément, on ne peut s’empêcher de penser à la proximité de Peugeot et à sa prédominance sur toute la région. Le site ambitionne de traiter entre 30 et 50 voitures par jour, et envisage de ne commercialiser des pièces de réemploi que de façon industrielle, c’est-à-dire de ne rien vendre en direct aux particuliers. Des passerelles seraient donc envisageables avec les démolisseurs en place. Le site ambitionne de fonctionner selon un schéma économique reposant sur la valorisation des matières recyclées et sur la vente d’ingénierie, c’est-à-dire de matière grise.

Retrouvez l'intégralité de cet article dans votre magazine auto recyclage n° 88