Voitures brûlées à Moirans (Isère)

Évènement - Article publié le par  (27/1/2016)




La casse départ

Trente voitures brulées à Moirans dont une vingtaine de VHU et un grand moment de solitude.

Une quinzaine de suspects auraient été identifiés à la suite des émeutes qui se sont déroulés en octobre à Moirans, bourgade de 8 000 habitants proche de Grenoble. Le démolisseur de Moirans en avait fait les frais.

A l’origine des émeutes, le mécontentement d’un groupe d’itinérants-résidants à la suite d’une permission refusée à un incarcéré pour venir assister aux obsèques d’un des leurs. Un feu de palettes a été allumé sur une route. Le combustible manquant, le groupe est venu demander des pneus au démolisseur local pour nourrir le feu. Le gérant, explique: "Une meute est arrivé. Il n’y avait pas que des gens de Moirans, peut-être aussi des quartiers environnants... Plus nombreux et pour une grande partie, ils étaient cagoulés. Personne n'intervenait. Du coup, ils ont voulu prendre des véhicules, Ils m'ont dit 'laisse nous faire' et m'ont frappé. Deux coups de poing au visage."

Au total (et grâce au chariot élévateur de l’entreprise qui ne sera pas incendié), les émeutiers embarquent une vingtaine de véhicules dans la démolition, dont les véhicules personnels du gérant, de son épouse, d’un employé et d’un  client. L’entreprise Fourneton étant spécialisée dans la pièce d’utilitaires, plusieurs camionnettes ont été incendiées dont certaines achetées à des confrères locaux. Il ne s’agissait donc pas d’épaves sans valeur, le préjudice total s’élevant à 40 000 euros.

Au total, une trentaine de véhicules seront manipulés et incendiés. Certains stationnés sur le parking de la gare ont fini sur les voies ferrées, interdisant le trafic pendant plusieurs heures.

Bien au delà du préjudice, Christophe Rey est surtout démoralisé par l’immobilisme qui a régné sur la ville pendant plus de 2 heures passées avec épouse et employés dans le bureau de l’entreprise, à voir le manège des véhicules partant au bûcher : « C’est le maire et les pompiers qui nous ont fait sortir." 

Le ministre de l’intérieur est venu, suivi du premier ministre : extrême fermeté…, valeurs républicaines…, violences inadmisssibles…, actes inexcusables…, divisions, violences, stigmatisations…

Pour Christophe et son épouse, le bilan est plus basique : "Ces deux heures passées à attendre les forces de l'ordre", leur restent en travers de la gorge.